Revue

des CDs

violon- piano

"Une technique à faire pâlir maint chevronné et qui ne demande qu'à s'épanouir. Le tact, la grâce. Le refus de pousser la note. Le sens de la mélodie et plus encore du phrasé. Le goût de la décantation demeurant humaine, du récit étudié, des belles sonorités. On tient là deux artistes ayant quelque chose à dire, un vrai tempérament musical et une âme de poète. Quelle joie que cette découverte!"

Jean Gallois, Compact, novembre 1989

 

violon solo

"Entamer une carrière discographique à dix-sept ans par l'intégrale des sonates et partitas de Bach est un défi d'une rare envergure. Pourtant on est surpris de devoir associer cette maturité de diction, cette sobriété du style et cette belle sonorité au visage candide d'adolescent de Frédéric Pelassy. Le phrasé est magnifique, à la fois dépouillé et habité, l'intonation très sûre, la sonorité très homogène. Il n'y a jamais d'emphase dans le phrasé, les lignes sont toujours pures et sincères... Ce Bach est vivant, et ce jeune interprète qui a déjà beaucoup à dire mérite que l'on suive de très près sa carrière."  

Jean-Michel Molkhou, Diapason, novembre 1990

violon-piano

"Le Duo Pelassy-Simonet impose un Brahms réfléchi, méditatif et d'une totale sérénité expressive... Deux artistes au sang musical racé et à la fibre authentiquement sensible."   

Stéphane Haïk, Répertoire, février 1991

violon-piano

"Les trois sonates de Brahms appartiennent à la grande maturité de Johannes. De telles oeuvres réclament des interprètes d'exception, sauf à tomber dans la mièvrerie, la virtuosité, bref  l'erreur. Dès le début de l'audition on est surpris pas une interprétation qui traduit le métier, l'expérience, la musique longuement réfléchie. Or pas du tout! Les deux protagonistes sont jeunes, très jeunes, et ils nous donnent là une référence, peut-être même la référence. Chapeau!"     

Philippe Zwang, L'Education Musicale, juin 1991

concertos

"Parce qu'il aime Mozart et que cela s'entend, Pelassy est devenu un oiseau rare dans ces nouvelles pointures internationales qui cultivent à outrance le narcissisme. Le Mozart qu'il nous offre est celui des anciens (comprenez Menuhin ou Szering). Propre d'intonation, svelte de ligne, il ne se comporte pas pour autant en épigone appliqué. Sans maniérisme, sans obséquiosité, son jeu, en mélangeant subtilement respect de bon augure et audace de bon aloi, est à la fois impétueux  (notamment dans les cadences qu'il a lui-même signées) et réservé." 

Stéphane Haïk, Répertoire, novembre 1991

concertos

"Frédéric Pelassy, qui vient à peine d'avoir dix-neuf ans, poursuit sa remarquable carrière. Il engage dans les concertos de Mozart toute la finesse de son inspiration et la délicate sensualité de sa sonorité... Un Mozart frais, élégant."

Jean-Michel Molkhou, Diapason, décembre 1991

violon-piano

" Frédéric Pelassy est aujourd'hui un des plus sûrs espoirs d'une école française en panne de nouveaux talents... Son violent est séduisant, le son joliment galbé avec cette diversité de touches impressionnistes, les nuances admirablement tenues dans ce miroitement de couleurs... Très belle entente stylistique que celle de Pelassy et de Simonet, entente enivrante de précision rythmique."

Stéphane Haïk, Répertoire, décembre 1991

violon-piano

  "Leur duo s'établit sous le signe d'une entente parfaite qui ne tient pas seulement à l'équilibre des sonorités mais d'abord et surtout à la ferveur de leur jeu. Il y a là quelque chose d'irremplaçable qui s'appelle la jeunesse, avec sa fraîcheur, sa fougue, son émotion neuve".         

Jean Roy, Diapason, juillet 1992 

concertos

"Sobriété, élégance en lieu et place de vélocité spectaculaire: voilà les tenants et aboutissants d'un jeu qui brille par son manque absolu de virtuosité gratuite. C'est sans faute de goût et d'une rigueur stylistique à toute épreuve... Pelassy traverse ces oeuvres avec une assurance et une autorité rares".        

Stéphane Haïk, Répertoire, juillet 1992

concertos

 

"Un son riche et pur, une vision classique qui s'intègre charnellement au corps musclé de la Jeune Philharmonie de Bonn: jeune et vivace, élégant et fureteur, le violon de Frédéric Pelassy s'envole, aéré, avec la ligne svelte, le son aisé et fin qui caractérisent si bien la Menuhin School... Une interprétation qui s'impose par sa fraîcheur et par son style."

Serge Martin, Diapason, octobre 1992 

concertos

"Frédéric Pelassy, vingt ans, laisse aller ses dons exceptionnels, l'éclat de sa jeunesse et son élégante fraîcheur dans le même temps que les Praguois du très jeune Ensemble à cordes tchèque démarrent au quart de tour, d'un seul élan lumineux. Tout ce petit monde est emmené par Jacques-Francis Manzone avec une évidente allégresse et cela nous vaut une intégrale délectable".      

Jean Hamon, Répertoire, avril 1993

violon-guitare

"Toutes ces pages se trouvent réunies dans un climat de détente conviviale, d'entrain et de verve amusée où la virtuosité, bien qu'extraordinairement sollicitée, semble si aisément prodiguée que ce festival de savoir faire devient un festival de savoir vivre galamment heureux."                            

Jean Hamon, Répertoire, septembre 1995

concertos

"Une expression fluide, des phrasés bien conduits, un archet souple et une belle qualité d'intonation... Le jeune violoniste français, dont nous avons déjà souvent remarqué la fine sonorité, la sensibilité et la fraîcheur d'inspiration, livre une interprétation pleine de poésie."       

Jean-Michel Molkhou, Diapason, septembre 1995

concertos

"Frédéric Pelassy s'impose par ses sonorités, la précision de son dialogue avec l'orchestre et la sûreté de ses attaques. Il maîtrise sa virtuosité dans le concerto de Tchaïkovski bien enlevé, jamais galvaudé - comme c'est souvent le cas. Le style n'est pas ampoulé, le bon goût triomphe."

Le Christianisme au XX° siècle, mars 1996

 

violon-piano

"You don't have to be Russian to be a prodigy. Every country has them. This disc presents two,... playing the husks off Beethoven's three finest violin sonatas. They open with the A Minor Sonata n° 4, followed by a wildly impassioned account of the Kreutzer Sonata and the Sonata n° 10 in G Major... Pelassy and Yokoyama offer the three works in superlative versions, brimming with the kind of fiery passion and lyric splendor one hears on the Heifetz or Kremer recordings. In fine sonics, you can count this as a totally successful, fully rewarding disc. Grab for it when you see it!"  

H. T., In Tune, mai 1996

violon-orgue

"Accueillez l’un des messagers les plus persuasifs que ces sonates aient jusqu’à aujourd’hui inspirés. Ecoutez ce disque sincère, absolument naturel, et surtout amical, qui marie si bien le délicat et le spontané. Les courbes sont sobres, classiques, mais elles sont vivantes. L’instrument abonde en grâces, et le dialogue que le jeune interprète soutient avec son compère organiste décuple ce sentiment de pudique et pourtant franche fraternité qui place ce florilège au premier rang de la discographie."

Ivan A. Alexandre, Diapason, septembre 1997

concerto

"Passionnant et poignant. Sans aucun complexe, Frédéric Pelassy empoigne Brahms et nous en livre une interprétation naturelle, vibrante, puissante, avec une prise de risque maximale, sans jamais faillir... Un concerto de Brahms que l'on peut classer parmi les meilleurs."   

Xavier Rey, Classica, septembre 1999

concerto

"Bravo! Disons-le, le violon de Frédéric Pelassy, qu'on avait déjà remarqué dans ses nombreux enregistrements, est un des plus séduisants qu'on ait entendu récemment dans cette partition, bien plus par exemple que celui, bien lassé, de Vengerov.

   Frédéric Pelassy a reçu les enseignements apparemment contradictoires de Sándor Végh, Yehudi Menuhin et Zakhar Bron. Et l'on dirait bien qu'il a réussi l'heureuse synthèse entre la vitalité des premiers et la discipline du dernier. C'est un archet limpide qui nous parle, coloré mais sans épaisseur inutile, juvénile en un mot. Du haut de ses vingt-six ans, Frédéric Pelassy peut aussi bien risquer, et réussir, sans tapage mais avec ferveur, les terribles dixièmes du premier mouvement que s'abandonner, arrondir le son et charmer, avec la sobre dignité qui convient à Brahms. Il y a surtout un élan, un naturel de la phrase transcendant la performance virtuose et une envie de faire tout simplement de la musique qui font le plus grand bien au discophile saturé de relectures et d'audaces plus ou moins pertinentes... Ce concerto de Brahms est un grand bonheur".

Eric Taver, Répertoire, juillet/août 1999

concerto

"Le concerto de Beethoven, si beau, surtout quand il est interprété avec autant de talent que par ce jeune violoniste... - Frédéric Pelassy, un nom avec lequel il faut compter".   

Alain Duault, RTL, 31 mars 2002

concerto

Coup de cœur "Grandeur et Sensibilité : Lorsque j'étais enfant, je n'osais interrompre l'écoute du concerto pour violon et orchestre de Beethoven. C'était un Sacrilège... Et comme tout violoniste digne de ce nom se doit d'enregistrer un jour ce monument de la musique classique, il existe malheureusement un nombre impressionnant d'enregistrements ne présentant pas un grand intérêt. Frédéric Pelassy les efface d'un coup d'archet. Quelle maturité, quelle profondeur, quelle tension ! 

Le premier mouvement est tout simplement divin. Seul Yehudi Menuhin dans son enregistrement de 1953 m'avait autant bouleversé. Le tempo est assez lent, tout comme celui de Furtwängler en 1953, et Frédéric Pelassy laisse parler son cœur sans aucune virtuosité d'apparat. Il fait sonner et résonner son instrument et nous offre un univers musical d'une richesse incomparable... Cela va au delà des mots. Ouvrez votre cœur et écoutez. De la Beauté, de la Pureté et de l'Émotion ! Voilà ce qui se dégage de cette oeuvre magistralement interprétée par Frédéric Pelassy".   

Henri de Bruyn, le coin du musicien

concerto

 Coup de cœur. "Dès les premières mesures de l'Allegro ma non troppo, l'auditeur est frappé par le tempo raisonnable, le calme de l'introduction juste assez mystérieuse, les nuances et l'expressivité, jusqu'aux accords percutants d'un romantisme contenu, légèrement Sturm und Drang, assez incisif et jamais forcé. Le violon entre en souplesse, s'impose par la justesse et la brillance de ses aigus, son sens de la mesure et sa progression dynamique bien calculée. Dans les redoutables passages à découvert, il brille par son jeu transparent, sa finesse et sa sensibilité. Après le largo envoûtant et le largo conclusif avec la cadence de Kreutzer d'une virtuosité éblouissante, le jeune soliste, accompagné avec sûreté et équilibre par la Philharmonie Janacek dirigée par Peter Feranec, interprète encore les Romances en Sol majeur et Fa majeur, forme plus intime, jouée avec simplicité et jamais galvaudée... Frédéric Pelassy, un talent confirmé."

Edith Weber, L'Éducation Musicale, juin-juillet 2002

 violon-piano

"Il faudra bien expliquer un jour pourquoi Frédéric Pélassy ne connaît pas une plus grande notoriété dans notre pays. Pourtant son style fin et aristocratique a de quoi séduire bien des auditeurs. Tous ses enregistrements sont intéressants, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, même des plus grands ou prétendus tels. Son dernier enregistrement dédié à Schubert en est la plus flagrante preuve. Le choix est ambitieux car Schubert, comme Mozart, n'est pas facile à interpréter. Or il se sort avec un certain panache et beaucoup d'élégance des chausse-trapes que le compositeur a semés sous l'archet des violonistes. Francescatti et Menuhin n'ont pas toujours su en faire autant, c'est tout dire…"

Xavier Rey, Classica-Répertoire, mai 2004

 violon-piano

"Frédéric Pélassy est un musicien sérieux, professionnel et d’une irréprochable honnêteté, qui possède aujourd’hui déjà une belle discographie. Le présent enregistrement schubertien, comme  les précédents, dénote un véritable amour de la musique ainsi qu’un respect scrupuleux de la partition. Il se situe au-dessus du niveau général dans l’interprétation de ces oeuvres en tous points classiques."

Robert Harmon, Piano, mai/juin 2004

 

 violon-piano

Coup de cœur "C'est toujours la même chose avec Frédéric Pélassy: de l'émotion et une grande beauté. Toujours un sens incomparable du phrasé et une grande imagination musicale, un son d'une richesse inouïe et une immense palette de couleurs... Des nuances, de la sensibilité, de la maturité. Il suffit d'écouter pour être conquis."

Henri de Bruyn, Le Coin du musicien, juin 2004

 

 violon-piano

"A l’accompagnement très souple se superpose une ligne mélodique violonistique frappant, dès les premières mesures du Rondo, par sa justesse, son timbre et son caractère brillant. L’ensemble est traversé d’un souffle tout juvénile, rempli d’allant et d’énergie. Dans la Fantaisie les interprètes, en parfaite symbiose, se jouent des difficultés techniques et font preuve d’une virtuosité à toute épreuve… tout en accentuant le paysage et l’expression typiquement romantiques, le caractère mélancolique ou joyeux et bien enlevé. Schubert n’a pas fini de surprendre les mélomanes du XXI° siècle qui sauront apprécier à sa juste valeur l’interprétation subtile de ses œuvres par ces deux jeunes artistes."

Fraternité Evangélique juillet 2004

violon-piano

"On ne répétera jamais assez que la musique de chambre est affaire de complicité acquise au fil du temps et ce disque en est assurément un parfait témoignage. Les deux interprètes font preuve d'une exigence tant technique que d'approfondissement musical dans un répertoire qui ne cède en rien à la facilité. Frédéric Pélassy est un poète qui nous offre du très beau violon, séduisant sur tout le registre jusque dans les demi-teintes, où son sens de la clarté fait merveille. Yukari Fujino n'est pas en reste et déploie une sonorité riche, se mariant idéalement à celle de son complice. L'un et l'autre conversent élégamment sans préciosité avec un naturel, un équilibre et un style irréprochables. Nous attendons la suite."

Olivier Erouart, Pianiste juillet-août 2004

violon solo

"Dès les premières mesures, ce disque est un enchantement. Comme toujours, Frédéric Pelassy
s'impose par sa maturité, son extrême musicalité, son sens de la construction, son intériorité. II maîtrise tous les traquenards de ces Sonates et Partitas redoutables entre toutes (coups d'archet, doubles cordes, virtuosité...). En analyste chevronné, il structure hiérarchiquement chaque entrée, chaque note est "pensée", le choix des tempi est très sûr dans les Partitas, les caractères des danses (allemande, courante, sarabande, gigue, menuet...) sont minutieusement rendus. Dans les Sonates, les mouvements lents {Adagio, Andante) sont particulièrement méditatifs, les mouvements rapides (d'Allegro assai à Presto) sont bien dosés Son interprétation se passe finalement de tout
commentaire elle parle au cœur. Sublime."

Edith Weber, l'Education Musicale, septembre 2007

violon-clarinette-piano

"Darius Milhaud (1892-1974) one of the 20th century’s most prolific composers, was also one of the easiest to love. His rhythms are highly infectious, as is his fondness for popular and folk-inflected melodies. His natural proclivities, in part a product of his Provençal origin, were further heightened by his assignment in Rio de Janeiro as secretary to French diplomat and poet Paul Claudel in 1917-19, giving him the opportunity to absorb the characteristic rhythms of that country.

We find Milhaud in his most typically delightful vein in the works presented on this program by two young Frenchmen, Jean-Marc Fessard, clarinetist and Frédéric Pélassy, violinist with Belgian pianist Eliane Reyes. The Suite, Op. 157b for all three instruments is simple and relaxed in style, its diversity deriving from quicksilver changes in mood and tempo, especially in the aptly named middle movements, Divertissement and Jeu (game). The fascinating dialogue between the melody instruments and the lively Latin-American rhythm in the piano part catch our interest from the outset. Scaramouche, Op. 165d for clarinet and piano, contrasts engaging material in the middle movement, marked Modéré, with snazzy outer movements, marked Vif (lively) and Brazileira. The latter contains a samba melody of which Milhaud was so fond he used it on other occasions, as we shall hear in this program!

Violin Sonata No. 2, Op. 40 is in four movements, Pastorale-Vif-Lent-Très Vif. Pélassy and Reyes are clearly much taken with the lively duple and triple meters and the polytonal piano accompaniments in the quick movements, while the slow movement has much intimacy and charm. Fessard and Reyes give the Clarinet Sonatina, Op. 100 a performance that stresses the dissonant harmonies resulting from Milhaud’s use of polytonality in the outer movements, both marked Très rude (The French word implies primitive simplicity, not impoliteness). The slow movement, Lent, is tender and dreamy with a somber central episode for contrast. The gently lilting Printemps, Op. 18 for violin and piano is as relaxed and supple as anything in this program.

Finally, Milhaud’s 20-minute Cinéma-Fantaisie, Op. 18, was a reworking of his ballet Le Boeuf sur le Toit (The Ox on the Roof: The name is that of a famous night spot in Rio) to provide incidental music for Brazilian showings of Charlie Chaplin movies. It uses the catchy melody we heard earlier in this program in the Brazileira finale of Scaramouche. (I found it impossible to keep my seat when listening to its infectious rhythm, so great was the temptation to get up and move in time to it. Just try it and see!) Reyes savors the gentle sway of the piano accompaniment and the changing moods of gayety and sadness throughout the highly imaginative fantasia, while Pélassy has an outstanding opportunity to show his stuff in its terrific central cadenza."

Phil Muse, Audio Video Club, November 2010

violon-clarinette-piano

"This is a nice little selection of the chamber music of Darius Milhaud featuring clarinet, violin, and piano in varying combinations, beginning with the brief Suite for all three instruments. There's a gentleness and wittiness in most of this music -- although Milhaud could also be dolorous, for example in the introduction of the Suite's finale -- primarily because he drew on themes from his stage music for the Suite, Scaramouche, and the Cinéma fantaisie d'après Le boeuf sur le toit, not to mention the presence of his trademark infectious Brazilian rhythms. The Violin Sonata No. 2 and the Clarinet Sonatina are slightly more serious in mood, and in the case of the Sonatina, more harmonically adventurous. The three musicians here -- clarinetist Jean-Marc Fessard, violinist Frédéric Pélassy, and pianist Eliane Reyes -- work excellently together to bring the music to life. Their ensemble work in the Suite is sharply precise. Even in the Sonata and Sonatina, there is a sense that it's not all just about the violin or clarinet. Pélassy and Fessard allow Reyes to bring out the piano part to show that the works are often more like true duets, for example in Scaramouche's dizzying opening or the Violin Sonata's Vif movement. The Fantaisie is a more of a duet almost by necessity because there's so much going on in it, but without a doubt it's the violin that gets the spotlight with some fancy effects (such as playing in two keys at once) and even a cadenza that's not in the original work. The three musicians also give detailed attention to coloring in a natural, instinctive-sounding way. The sound is good enough that you can occasionally hear Fessard's and Pélassy's breathing, but with the speakers at anything less than average volume, some of the shaping of phrases is missed and even quiet notes are lost at times. The Suite, Scaramouche, and the Fantaisie are obvious picks here, leaving no doubt as to why they are so popular, but the other selections are also deserving of a listen."

Patsy Morita, allmusic, October 2010

 

 

 

 

 

 

violon-clarinette-piano

"A de telles musiques, il faut des interprètes persuadés qu'importent avant tout le sens de la ligne et une précision absolue. Ce sont exactement les qualités des trois interprètes. Eliane Reyes et Jean-Marc Fessard semblent tentés par cette époque et cette esthétique : ils ont déjà participé à un très intéressant CD d'oeuvres de Tansman. Avec FrédériPélassy, toujours subtil et délicat, ils défendent un repertoire et une esthtique aujourd'hui trop souvent négligés, peut-être en raison même de I'ampleur des catalogues. La production de musique de chambre de Milhaud est en effet si foisonnante que l'on ne saurait s'en faire une idée simple. Si l'on prend les oeuvres de ce programme dans l'ordre chronologique, la plus ancienne, Le Printemps, pour violon et piano (1914) est encore parfumée de la sensualit de l'impressionnisme musical. La Sonate no 2 pour violon et piano (1940) n'a pas encore rompu avec I'héritage formel classique et le lyrisme inhérent a cette forme mais évolue déjà vers un langage harmonique vraiment personnel. Avec la Cinéma-Fantaisie (1919), transcription pour violon et piano du Boeuf sur le toit, Milhaud conjugue l'esprit du "Groupe des Six"  et sa fascination pour la musique brésilienne. II ne faudrait cependant pas néliger la très solide composition de cette longue pièce avenante et dynamique. La Sonate pour clarinette et piano (1927), énergique, parfois tendue, tourne le dos I'esprit des Six tout en tâchant de conserver un discours classique. Quant aux deux dernires oeuvres, bien connues et adaptées de musiques de scène, la Suite pour violon, clarinette et piano (1936) et Scaramouche (1937), dont on entend ici la version (rare) pour clarinette et piano, ce sont des musiques claires, limpides et enjouées. Et interprétées avec le chic humoristique qui leur va si bien."

Jacques Bonnaure, Classica, décembre 2010

 

 

 

 

violon-clarinette-piano

What is it, exactly, about French music of the teens, 20s, and early 30s that makes it so wonderful, so enjoyable? Is it because of the lively rhythms, the bright sonorities, the general joie de vivre? All of that, yes, plus a willingness not to take one’s self or the music too terribly seriously. There’s always a tongue-in-cheek wryness to the music of Satie, Dukas, Auric, Poulenc, and Milhaud that escapes their more serious-minded Russian and German brethren. Yes, they meant what they wrote—Milhaud stated many times that Le Bœuf sur le toit was not a joke, but his honest reaction to Brazilian bands—but the uncanny accuracy of their replications always lent a somewhat bent air to the proceedings.

These marvelous examples of early Milhaud are no exception. Only the French would dare exploit two such bright instruments as the clarinet and violin together, playing in their high ranges where the combined sound is more piercing still. The joyous, quirky suite for these two instruments plus piano is a reduction of his 1936 incidental music for Jean Anouilh’s play Le Voyageur sans bagages. Latin-American rhythms abound to give the work a light and happy feeling, and these performers capture that mood perfectly. The first and third movements of Scaramouche derive from the incidental music Milhaud wrote for a revival of Molière’s Le Médecin Volant in 1937. The lead instrument is, optionally, clarinet or alto saxophone. As well as Jean-Marc Fessard plays it on clarinet, I’d love to hear the alto sax version.

With the second violin sonata, we jump 20 years back in time to 1917. This is more “serious” Milhaud, but still light and airy in his use of space, keeping the violin muted throughout and, in the fast movements (marked, as was Milhaud’s wont, vif, which is a French word encompassing all of the following: alive, brisk, spirited, animated, meddlesome, ardent, eager, and keen), showing remarkable contrapuntal and harmonic ingenuity. Frédéric Pélassy, particularly in the first and third movements, plays certain passages here with a tight, minimal vibrato, some sustained high notes sounding to my ears vibratoless. This is in keeping with the French violin school of the era, which did not adopt a continuous vibrato until the 1930s. The third movement (Lent) is almost Debussy-like in its quietude and serenity. The second and final Vif is meddlesome and quarrelsome indeed.

We hear an entirely different Milhaud in the 1927 Clarinet Sonatina, featuring harsh polytonality that includes minor ninths and augmented fourths. The first movement is particularly complex, using quirky descending motives rather freely; yet, even here, a spirit of lightness imbues this work. Stravinsky would have made something far more serious of the same material. The second movement, by contrast, returns to Milhaud’s tender, dreamy side before the last movement thrusts us, again, into a more thorny discourse, using the descending motif of the opening in multiple variations.

The very brief Le Printemps (1914), the earliest work on this CD, returns us to atmospheric tranquility, while the violin-piano version of Le Bœuf sur la toit is not merely a reduction of the orchestral ballet score, but rather a reduction of his original concept of the piece as a violin concerto. (After first writing the orchestral version, Milhaud wanted to send the score to Charlie Chaplin to use in one of his films, but Jean Cocteau talked him into making it a French ballet instead.) As this is the most familiar piece on the CD (albeit not in this version), the music needs less description or comment, except to say that Pélassy and Eliane Reyes play it very well indeed, capturing the work’s wry humor. The little melody played just before the five-minute mark has the most Chaplinesque quality."

Lynn René Bayley, Fanfare, March 2011

 

 

 

 

violon-clarinette-piano

Un flamante manojo de obras de cámara de Darius Milhaud en unas cuídadas y aseadas interpretaciones. Los tres músicos no sólo cumplen con su cometido de dar todas las notas, sino que le insuflan vida a cada frase y alma a cada movimiento. Briosos y livianos, enérgicos y susurrantes, todos hacen gala de un saber estar y, sobre todo, de un entendimiento mutuo encomiable.

Pedro Sancho de la Jordana Dezcallar, Ritmo, February 2011

concertos

Théodore Dubois, célèbre organiste, est bien représenté au catalogue, surtout au travers d'enregistrement de sa musique d'orgue. Mais pas uniquement. On y trouve aussi de la musique de chambre, de la musique sacrée, des mélodies... BNL choisit de nous offrir son monumental et superbe concerto pour violon. Puissance d'interprétation, beauté de l'archet... Un coup de chapeau s'impose à Frédéric Pelassy."

RG, Péché de Classique, mars 2011

concertos

Partisans d'avant-gardisme rassis s'abstenir. Théodore Dubois (1837-1924), Prix de Rome (bof!), ami de Franck et Fauré (vouais), directeur du Conservatoire (aie!), membre de l'Institut (ououh!) est infréquentable. Son oeuvre a cependant belle allure : à l'image de ce concerto, qui ne craint pas la comparaison avec d'autres et que Frédéric Pelassy cisèle avec un enthousiasme convaincant. Plaisir assuré!"

Philippe Tomasini, Le Dauphiné, 1er mars 2011

concertos

Théodore Dubois (1837-1924) n’est pas que l’auteur d’un célèbre Traité d’Harmonie. En tant que compositeur, il bénéficie actuellement d’un regain d’intérêt... Encore de facture romantique, avec un plan classique en trois parties, son concerto réserve la part belle au violon qui, dans l’Allegro, s’impose par la virtuosité et la bravoure, dans l’Adagio, cède la place à la mélancolie et au pathos, contrastant avec l’Allegro giocoso aux rythmes martelés, incisifs, les passages staccato au violon. Décidément, Frédéric Pelassy se joue de toutes les difficultés dans les tessitures scabreuses sur tempo rapide. La proximité avec la Symphonie espagnole (1875) d’Édouard Lalo (1823-1892), structurée en 5 mouvements, proche du post-romantisme, est évidente. Ce CD, résultat de la remarquable entente entre l’éminent violoniste français et l’Orchestre national philharmonique de Kosice, dirigé par Zbynek Müller, est incontournable dans toute discothèque de mélomane curieux."

Edith Weber, l'Education Musicale, mars 2011

concertos

Adolescent prodige, Frédéric Pélassy a eu la chance de pouvoir enregistrer très jeune une grande partie du grand répertoire du violon, et bien qu'il ne dispose pas de la renommée d'un Shaham ou d'un Vengerov, ses interprétations ont souvent été égalées à celles des violonistes les plus en vue. Le Concerto en ré majeur de Théodore Dubois (1837-1924) est une première discographique. Ce compositeur, qui dirigea pendant neuf ans le Conservatoire de Paris, semble susciter aujourd'hui un certain intérêt. II serait un peu rapide de le considérer comme un « académique », ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais incontestablement, il dut souffrir, comme d'autres en sa génération, des tendances qui se développèrent en France après 1880. Ce concerto de violon, comme ceux de Saint-Saëns, très antérieurs, prolonge la tradition du concerto mi-virtuose mi-classique et élégant tel que le pratiquèrent toujours les Français (et aussi les Belges, pensez à Vieuxtemps). Il abonde en détails charmants, l’introduction semble prometteuse, mais les développements semblent assez dilués, comme si la matière et la structure étaient insuffisantes pour « tenir » une petite demi-heure.

On ne présente pas la Symphonie espagnole de Lalo dont Frédéric Pélassy nous donne une interprétation très intéressante. Le brio sarasatien est comme rejeté au second plan, et  l'œuvre y gagne en sobriété. Dans la riche discographie de l'œuvre, cette version s'inscrit dans le groupe de celles qui recherchent l'émotion intime plus que l’éclat. C'est également ainsi que l'entend Zbynek Müller. Si le premier mouvement gagne à être un peu plus animé, on ne peut qu'admirer la gravité de l'introduction de l'Andante et la vivacité sans esbroufe du  Rondo final.

    Jacques Bonnaure, Classica, avril 2011

concertos

Voici un concerto pour violon et orchestre de 1897 à l’écriture découlant directement des préceptes de Rode, Baillot ou Kreutzer, comme le remarque judicieusement Alexandre Dratwicki dans son intéressante notice. Préceptes classiques dominant une oeuvre traditionnelle, en trois mouvements, qui semble terriblement anachronique (Mendelssohn était mort depuis 1847…). Certaines mélodies sont jolies sans doute, comme celle par lequel débute l’adagio, mais tournent vite court. Tout cela est parfaitement écrit, comme du Saint-Saëns. Mais celui-ci avait du génie et la moindre de ses oeuvres, même mineure, retient l’attention par une constante et pétillante invention. La technique, décidément, n’est pas tout, malgré le talent de Frédéric Pélassy qui fait ce qu’il peut et joue finement, tout comme Zbynek Müller dont l’excellent orchestre ne pourra transformer une partition terne, un peu poussive, sans éclat aucun. Quelle fraîcheur alors, que la Symphonie espagnole de Lalo, quel contraste vivifiant! Les thèmes s’élancent à l’assaut de l’auditeur, le surprennent, le ravissent, en un mot: l’enchantent. Bien antérieure (1875), elle est mille fois plus "moderne". Malgré son titre, ce n’est pas une symphonie concertante comme Harold en Italie de Berlioz, mais un véritable concerto flamboyant. Pélassy la joue fièrement, comme elle doit l’être, lyrique (Intermezo), joyeusement rythmée (Intermezzo) ou intensément ressentie (Andante). Certes, il existe beaucoup d’interprétations magnifiques de ce cheval de bataille des violonistes, et ce ne sera sans doute pas pour Lalo que les mélomanes achèteront ce disque, mais bien pour le concerto inconnu de Dubois. Ils y gagneront un très beau Lalo, tant mieux, c’est un beau cadeau en prime. Merci à BNL et au concours du Palazetto Bru Zane de nous avoir révélé la pièce de Théodore Dubois. Même non essentielle, elle participe à la redécouverte d’un patrimoine oublié.

Bruno Peeters, Crescendo, December 2011

concertos

Dubois' Concerto and Lalo's Symphony make an excellent pairing. Despite the greater fame the latter has achieved, the two works are of almost equal stature and are aesthetically very similar. Both are richly melodic, yet neither has tunes that are so memorable as to dominate the listening experience. And the balance of orchestra and soloist in the two works makes one almost the mirror image of the other, Dubois relegating the orchestra to a decidedly subservient position, while Lalo entitles his work a symphony, demonstrating that the ensemble is at least the equal of the soloist.

Théodore Dubois' seems to have achieved too much in his lifetime for his posthumous reputation ever to catch up. He was a recipient of the Prix de Rome, organist at the Church of the Madeleine, director of the Paris Conservatoire and a member of the Institut de France. In an age that valued composers who were outsiders over those of the establishment, his official standing weighed against his many compositions, which continue to bear the brunt of his rival's petty jealousies. If this Violin Concerto is anything to go by, then modern audiences have been missing out on a great deal. The Concerto is traditionally structured, as may befit the work of an 'academic' composer, but the music it contains is anything but staid or conventional. Every corner of the violin's timbre and range are exploited, and the soloist is given a string of endlessly inventive melodies, which are supported by sumptuous and ever-changing textures from the orchestra. Most listeners are likely to come to this disc for the Lalo, but I suspect that most will enjoy the Dubois just as much.

Frédéric Pelassy brings an ideally Gallic sensibility to both works. His tone is assertive, an important quality in both works, but always elegant. He is able to make the solo lines float while also giving a strong sense of rhythm through his definite articulations and controlled rubato. He has a fabulous viola-like richness to his lower register, which both composers exploit, and a focussed, precise sound in the upper reaches.

The Slovak State Philharmonic Kosice are competent accompanists, although the orchestra rarely shines the way that Lalo in particular expects. Conductor Zbyněk Müller is more interested in precision than excitement, and so some of the orchestra's climaxes in the symphony don't quite reach the tumult you'll find on other recordings. But, barring a few ensemble problems between the woodwind soloists and the violin, the accuracy is commendable, and the balance between the orchestra and soloist, a tricky issue in both works, is finely judged.

The sound quality does the soloist more favours than the orchestra. The violin always sounds immediate and clear, but the orchestral sound is more generalised and distant. It's not a big problem though, and even though Lalo calls his work a symphony, the soloist commands the listener's attention throughout both works.

An interesting release then, and one that will hopefully introduce many new listeners to the work of Théodore Dubois. His concerto is what makes this CD worth buying. So too does the playing of Frédéric Pelassy, although the reserved playing from the orchestra prevents this version of the Symphony competing with the best versions on the market.

Gavin Dixon, Classical CD reviews, January 2012

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